Promenons-nous dans les bois

Pour une parisienne née et élevée dans le 15ème, vivre en banlieue c'est un peu l'aventure. On se lance en fantasmant sur le prix des loyers, la superficie des appartements et le cadre plus paisible.
Au bout de quelques mois on enrage parce qu'on se tape 2h30 de transport par jour, que ceux-ci sont évidemment inefficaces (RER A, quand vas-tu fonctionner normalement ?), et d'un coup c'est l’hécatombe, on réalise qu'il n'y a plus de Starbucks, d'épicerie du coin ouverte à 22h00, d’effervescence de la ville...La nostalgie me gagne, tous les défauts de Paris deviennent adorables, c'est ma ville, mes pavés, mes immeubles haussmanniens, mes automobilistes stressés, mon Pont Neuf, ma Seine qui scintille au soleil.

Et puis vient le printemps, les premières sorties de mon bébé en pleine nature, on se retrouve coupé du monde, dans l'herbe, sous le même soleil que celui qui fait scintiller la Seine, cette fois il n'y a ni RER, ni béton, ni besoin d'un Venti Mocha extra-shot à 7 euros. 
On est juste bien, on est pile là où on devrait être.
Même si Paris est ma première maison, petite banlieue, sache que je commence à vraiment à t'aimer !


© Ourson Chéri


© Ourson Chéri

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