Plaider coupable

Une fin de journée dans le speed, tout ranger, préparer ses affaires parce qu'il ne dort pas à la maison ce soir, faire du ménage, courir dans tout l'appartement avec lui derrière qui ne demande qu'à jouer et être dans les bras, le prendre et tout faire à une main, le reposer parce qu'il pèse 11 kg et que j'ai déjà des courbatures de mon angine naissante, j'ai mal à la tête, ne touche pas ça, non, j'ai dit non, Aaron ça suffit, viens par ici, viens dans la chambre, allez, non repose, tu vas faire une bêtise. Fatiguée et énervée. Je déteste crier, mais je crie quand même et je m'en veux tout de suite, quelle nulle alors, il a rien fait, il explore, il joue et moi je suis pressée... mille trucs à faire.. pas le temps... je m'emporte... Je le laisse partir, à demain mon coeur, papa et maman sortent ce soir, et moi j'ai dans la bouche un truc amer. C'est pas le citron-miel que j'ai fait pour calmer ma gorge. C'est la culpabilité.
Je me rattraperais, mais seulement demain. Je plaide coupable d'être la maman qui ne sait pas encore gérer avec sérénité, se dire qu'il y a plus grave, prendre son temps quels que soient les impératifs. Mais j'y travaillerais, promis. Parce que tu me tends toujours les bras et tu me souris. Même quand je suis cette maman-là.


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